La surveillance/ le suivi

La surveillance


Le risque de récidive, même s'il est faible ,justifie la surveillance par le test simple qu’est le dosage régulier de l’hormone de grossesse (hCG) après l’évacuation de la môle.

Vous devez donc effectuer une prise de sang dans votre laboratoire habituel toutes les semaines, jusqu’à négativation (en dessous du seuil de référence de votre laboratoire) après l'aspiration/curetage.

En cas de  môle partielle: 
la surveillance des hCG doit se poursuivre toutes les semaines jusqu’à normalisation ( négativation en dessous du seuil de votre laboratoire) puis pendant encore 2 à 3 semaines afin de la confirmer. Si cela est le cas, toute surveillance est alors stoppée avec laval des médecins et une nouvelle grossesse est autorisée si la patiente le souhaite. 

En cas de môle complète :
la surveillance des hCG se poursuit de façon hebdomadaire jusqu’à normalisation ( négativation en dessous du seuil de votre laboratoire)  puis pendant 6 mois de façon mensuelle. A la fin de ces 6 mois, et si les hCG sont restées toujours négatives, la surveillance est stoppée avec laval des médecins et une nouvelle grossesse est autorisée selon le souhait de la patiente.

En cas de tumeur trophoblastique:
Avec une monochimiothérapie: une surveillance des hCG hebdomadaire jusqu'à normalisation puis une prise de sang mensuel pendant 12 mois.
Avec une polychimiothérapie: une surveillance des hCG hebdomadaire jusqu'à normalisation puis une prise de sang mensuel pendant 18 mois.

Pourquoi ce temps de surveillance?

Chez plus de 80% des femmes, le dosage de beta HCG va se négativer complètement et définitivement sans aucun problème ultérieur.

Mais chez une petite proportion de femmes, il existe un risque que la môle devienne évolutive et maligne, d'où l'importance du suivi des analyses biologiques des B-HCG.
Le risque de persistance de tissu môlaire dans votre utérus avec un risque de prolifération et d'extension de ce tissu existent après l'évacuation de la môle.

Ce qui était bénin, peut devenir évolutif et aller vers une tumeur trophoblastique gestationnelle (TTG) , peut prendre les noms de môle invasive ou de choriocarcinome: qui est une forme rare de cancer. et qui concernera 10 à 20 % des môles hydatiformes complètes (MHC) et 0,5% des môles hydatiformes partielles (MHP).

En résumé:


Après une môle hydatiforme , le risque que cela devienne une tumeur trophoblastique est d'environ 15%.
Une fois la normalisation du bHCG , le risque de développer une tumeur après une môle est de 0,5%.

Quand ça se positive à nouveau, la majorité des élévations viennent dans les 6 mois après normalisation, d'où les 6 mois de surveillance. Passé ce délai, le risque est proche de 0, ce qui rassure énormément (plus proche que le 0.5%).

Pourquoi suivre ces recommandations?

Pendant les délais de surveillance , il est préconisé d'avoir recours à une contraception. Comme cité au-dessus, le risque même s'il est minime, existe.
 

La difficulté pour les médecins est de déterminer la cause d'une hausse durant le délai de surveillance: est-elle celle d'une nouvelle grossesse? ou bien de la tumeur qui fait son apparition?

Néanmoins , si une grossesse venait à arriver durant le délai de surveillance, on peut se rassurer avec le faible risque de récidive.
Par contre, si votre taux vient à augmenter et que cela vous interpelle car vous aviez fait attention, vous étiez sous contraception ; alors là, parlez-en à votre médecin, qu'il vous proposera certainement un suivi précoce.

Dans tous les cas, vous serez suivi de plus près avec des prises de sang bHCG pour suivre l'évolution et peut être une échographie plus précoce pour écarter ce risque.

A quel moment on diagnostique une tumeur trophoblastique gestationnnelle?

Après ,l’évacuation de la môle, on observe lors du contrôle sanguin, que ce taux stagne, ou se met à augmenter de nouveau sur plusieurs prises de sang . Ce dosage permettra de montrer que la môle ne disparaît pas de façon spontanée ou réapparaît après une disparition apparente

4 semaines consécutives où le taux stagne ou 
3 semaines consécutives où le taux augmente de façon significativement , interpellera les médecins.

C'est à ce moment là que les médecins vous proposeront une batterie d'examens> bilan d'extension( IRM, TEP SCAN, ECHO...) puis vers une prise en soin globale et spécialisée qui est nécessaire avec un traitement de chimiothérapie. Le traitement de chimiothérapie est spécifique à chaque femme.

Un diagnostic précoce de ces tumeurs trophoblastiques gestationnelles survenant après une môle permet de débuter rapidement une chimiothérapie la plus simple possible et aboutit à une guérison.
Si le traitement ne répond pas, votre taitement pourra être combiné ou modifié, la décision est faite par une équipe pluri-disciplinaire. 

Le taux de guérison des TTG avoisine les 100%.

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